HISTOIRE DE L’AÉROPORT DE YELLOWKNIFE (YZF)
L’aéroport YZF est une porte d’entrée vers les Territoires du Nord-Ouest et l’Arctique. Il contribue fortement à l’activité industrielle et touristique et à la qualité de vie générale dans le Nord.
L’aéroport YZF a été construit pendant l’été 1944 aux frais de la Canadian Pacific Airlines (CPAL) sous la direction du gestionnaire de district Walter Gilbert. La construction a nécessité six hommes, cinq jours et n’a coûté que 450 $. La seule piste était parallèle au lac Long.
À cette époque, il n’y avait pas de route entre la ville de Yellowknife et l’aéroport, soit un trajet de cinq kilomètres. Les passagers embarquaient à bord d’un hydravion pour faire la navette entre la ville et la piste. Les résidents parlaient de faire un « tour d’ascenseur », car le trajet était très court et consistait à monter, puis à redescendre aussitôt. Au cours de l’hiver 1945, du matériel a été acheminé depuis Fort Simpson afin de construire une route reliant Yellowknife à la piste d’atterrissage.
En 1946, le ministère des Transports de Yellowknife a repris l’exploitation de l’aéroport de CPAL. Au cours des deux années suivantes, deux pistes en gravier ont été construites à environ un demi-kilomètre au sud de la piste d’origine.
Toujours en 1946, deux compagnies aériennes ont commencé à exploiter des liaisons dans la région de Yellowknife. Northern Flights Ltd. (propriétaire du premier DC-3 à être mis en service pour le public dans la région de Yellowknife) a commencé ses activités en juin 1946, avec des liaisons vers Edmonton, Peace River et Fort St. John. Max Ward, qui fondera plus tard Wardair, était l’un des pilotes de la compagnie. Canadian Pacific Airlines a commencé à assurer des liaisons vers Edmonton via Fort Smith et Fort McMurray.
En 1954, le ministère des Transports de Yellowknife a entrepris d’importants travaux d’amélioration, en commençant par le revêtement de deux pistes. Le cahier des charges exigeait que l’entrepreneur travaille 24 heures sur 24 et que les travaux soient terminés avant le 1er septembre 1954. L’un des principaux défis de la construction dans le Nord a toujours été le transport du matériel nécessaire vers les chantiers. En avril 1954, messieurs Curry et Lamoureaux ont transporté 120 tonnes d’équipement de construction lourd à l’aide d’un convoi de traîneaux sur la glace du Grand lac des Esclaves depuis Hay River, accomplissant le trajet en trois jours et demi.
En 1955, l’aéroport YZF a été utilisé par l’armée canadienne et la force mobile d’intervention de l’Aviation royale canadienne (ARC) dans le cadre de l’exercice « Opération Bulldog III ». Les manœuvres comprenaient un assaut aérien par des troupes et des avions contre l’aéroport et les installations.
En mai 1957, l’aéroport YZF a acquis le statut international d’aéroport de dégagement lorsque la Canadian Pacific Airlines a mis en service des vols directs de DC-6B Empress entre Vancouver et Amsterdam. Ce vol de 13 heures et 6 115 kilomètres passant au-dessus de Yellowknife est 2 376 kilomètres plus court que celui passant par Edmonton et Montréal. Le statut international de l’aéroport YZF signifiait qu’il était en mesure de gérer les déroutages internationaux et qu’il était doté des services douaniers et d’immigration nécessaires pour les vols outre-mer.
En 1963, une aérogare moderne a été construite. En raison de l’augmentation du trafic aérien, une nouvelle tour de contrôle a été ajoutée à l’aérogare en 1972. L’aérogare a été agrandie en 1973 et 1989, puis à nouveau en 2005 afin de répondre à l’augmentation du trafic dans la région.
En 1995, les terrains, les actifs et les activités de tous les aéroports de Transports Canada (TC) aux TNO, y compris l’aéroport YZF, ainsi que les ressources et le personnel fédéraux connexes, ont été transférés au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO). Aujourd’hui, les TNO sont bien desservis par 44 aérodromes, dont 27 appartiennent au ministère de l’Infrastructure du GTNO, et sont exploités par celui-ci.
Situé dans la capitale, Yellowknife, l’aéroport YZF est la principale porte d’entrée aérienne vers les collectivités du Nord et l’un des 26 aéroports canadiens faisant partie du Réseau national des aéroports (RNA). Le RNA est défini par Transports Canada comme un ensemble d’aéroports dotés d’infrastructures stratégiques essentielles au système de transport aérien du Canada.
Depuis la fin des années 1980, le trafic aérien de l’aéroport YZF a doublé et devrait continuer à croître à un rythme supérieur à la moyenne nationale prévue pour les 100 principaux aéroports canadiens. Pour répondre aux besoins actuels et demeurer la plaque tournante du transport aérien dans le Nord, l’aéroport YZF doit moderniser et agrandir ses installations principales d’une manière organisée et opportune.
L’aéroport YZF est le théâtre d’activités commerciales intenses qui s’appuient sur des installations et des services aéronautiques de haute qualité. Les entreprises qui ne sont pas liées à l’aviation sont attirées par l’aéroport YZF en raison des terrains disponibles et facilement accessibles du Nord. L’aéroport YZF répond aux besoins aériens fédéraux et territoriaux associés à la défense nationale, à la lutte contre les feux de forêt, aux évacuations médicales et à l’affrètement d’aéronefs.
Le GTNO reconnaît que le transport aérien est un élément indispensable à la réalisation de ses activités stratégiques. Le GTNO a créé un fonds renouvelable pour l’aéroport YZF qui est entré en vigueur le 1er juillet 2017 et s’est employé à assurer la sécurité et l’autonomie financière de l’aéroport. L’aéroport YZF a adopté une approche plus commerciale de ses activités et recherche constamment des occasions de développement et de génération de revenus. Depuis juillet 2017, les revenus générés par l’aéroport sont conservés dans le fonds renouvelable afin de couvrir toutes les dépenses d’exploitation et d’investissement.
Collection de photos de l’aéroport de Yellowknife
Nous vous invitons à remonter le temps en consultant notre collection de photos retraçant la riche histoire de l’aéroport YZF.